On part en Balade...

La Hottée du Diable ! Région Hauts-de-France – Lieu d’inspiration de Paul & Camille Claudel

mai 10, 2021

Sortir en plein air est aujourd’hui le mot d’ordre de toute la nation. Nous avons découvert un petit coin de paradis niché dans l’Aisne, à seulement 1 h de Compiègne et 1h 45 de Paris* que nous aimerions vous partager./p>–>

Par un bel et chaud après-midi d’été, nous nous sommes dirigées vers le sud de l’Aisne, pour rejoindre Coincy (02), là où règne une vraie légende* à la Hottée du Diable !

Bordée de chênes, de bouleaux, de bruyère et de sable blanc, il figure dans ce lieu de promenade peu ordinaire, une atmosphère très particulière avec une réelle sensation de quiétude. Bestiaire de pierres et de grès, aux étranges formes de baleine, de tortue, de géant, et tant d’autres créatures mystérieuses, la Hottée du Diable est un endroit magique, tant par sa faune que par sa flore. Et l’on comprend pourquoi ce fût un lieu d’inspiration pour Paul et Camille Claudel qui venaient chaque été, en voisin de Villeneuve-sur-Fère, pour s’y ressourcer.

Une belle idée de sortie « Nature », peu ordinaire à faire en famille, où petits et grands se raviront d’ escalader ces rochers magiques, éparpillés sur une butte sableuse, et pourquoi pas, jouer à se faire peur ! Un beau moment de partage et d’échanges dans ce paysage remarquable qui fait plutôt penser au sud de la France.

* On dit également que ces géants de pierre s’animent à la Pleine Lune… A vous de le découvrir, nous n’avons pas osé le vérifier.

La légende dit « que le Seigneur de Bruyères-sur-Fère, à quelques lieues de là, voulait que soit édifiée – et vite – l’Abbaye du Val Chrétien. Mais l’entrepreneur qu’il avait choisi pactisa avec le diable ! Il échangerait son âme (c’est courant) contre la fin des travaux, si le diable réussissait à les réaliser en une seule nuit. Le diable se charge alors d’une gigantesque hotte remplie de pierres de construction. Il se met en route mais, apeuré par le chant du coq annonçant le lever du soleil, laisse tomber son chargement dont le contenu se répand sur la butte de Coincy. Tous ces rochers épars aux formes insolites ont pris chacun un nom : la baleine, la tortue, le plus gros de tous le « geyn », le géant… Ce bestiaire de pierre est donc, très vraisemblablement n’est ce pas, le vestige d’une abbaye maléfique. De tels lieux ne peuvent être que sources d’inspiration… tourmentée. D’ailleurs ne voyez-vous pas dans cet amas de rocher les esquisses des étranges sculptures de Camille Claudel ? De la Valse, de la jeune fille à la gerbe, de la Vieille Hélène, de l’Homme penché, de la Joueuse de flûte ? Pensez-y en arpentant ces allées sablonneuses : la Hottée du Diable n’est pas du tout un lieu de promenade ordinaire… »

Ce patrimoine naturel remarquable de Coincy est préservé et entretenu grâce aux actions concertées de la commune et du conservatoire d’espaces naturelles de Picardie. Des travaux de restauration (déboisement, fauche exportatrice) et aménagement (sentier de visite…) permettent le maintien d’espèces menacées comme l’Armérie des sables ou le Lézard vert.

On s’émerveille devant la beauté et l’extraordinaire richesse écologique et paysagère de la Hottée du Diable.

Un parcours instructif tout le long de cette promenade bucolique avec des petites plaques, posées ça et là, expliquant la richesse du lieu ou racontant son histoire, comme la Chambre des Féesdes Silex ont été trouvés en 1885.

Ou encore, et plus récemment (en 1961 & 1969) « les découvertes de Jacques Hinout ont montré la richesse du gisement de la Hottée du Diable qui est devenu le site éponyme (de référence mondiale) pour la période du Tardenoisien située au Mésolithique ».

« En effet, Il y a 9000 ans, des individus de petites tailles (1,55 m en moyenne) vivant dans des huttes formées de tiges de noisetier avec une couverture en roseaux, s’installent ici. Leur outillage se caractérise par des petits silex taillés, souvent montés à plusieurs sur une même hampe, pour constituer un objet tranchant ». « Chasseurs-cueilleurs plus ou moins nomades, ces hommes utilisaient des nasses pour la pêche, l’arc et la sagaie pour chasser cerfs, chevreuils, sangliers et même le grand boeuf sauvage (aurochs) comme en témoignent les restes trouvés au niveau d’un grand foyer vieux de 6000 ans jouxtant le bloc ». « Ces gens paisibles et pacifiques qui portaient bracelets, bijoux et maquillage corporel nous ont laissé de nombreuses gravures sur les grès et des peintures à l’ocre rouge comme un poisson avec des arêtes (aujourd’hui disparu) dans « la Chambre des Fées » ».

Itinéraire Compiègne / Coincy : 1 h (64 km) par la D130 & la D1

Itinéraire Paris / Coincy : 1h 43 (102 km) par A4 & 2h 08 (111 km) par la N2

Bonne balade !!

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